IMAGINAIRES DE GENRE AU PLATEAU

 

Imaginaires de genre au plateau

Dominations masculines et subversions dans le spectacle vivant

« Dans le cirque, je vois très souvent des spectacles du style la voltigeuse très douée, très musclée mais qui fait légère et plutôt petite en taille, qui se fait trimballer de main en main par des porteurs, beaux gosses virils. Et ça produit quoi comme image pour le public? La fille qui se fait trimballer en n’ayant l’air de rien maîtriser, elle a l’air un peu co-conne, un peu quiche. Et moi ça me met en colère parce que je me demande : mais pourquoi elle accepte de faire le rôle de la quiche?! Elle a un talent de fou, elle a bossé comme une dingue pour avoir ce niveau de voltigeuse et elle donne à voir ça pour le public! Et le pire c’est que ce sont des spectacles qui marchent, parce qu’ils sont beaux, il y a du rythme, une belle esthétique, de la technique… mais ça vient raconter quoi? »

Notre ambition est de comprendre les formes et les impacts de la domination masculine dans le spectacle vivant, que l’on soit au plateau, à la production ou à la programmation. Et témoigner des recherches, nécessitant ardeur et patience, pour mettre en jeu d’autres rapports sociaux – imaginaires et matériels.

Qu’est-ce qu’on  fait, concrètement?

– une enquête et des journées d’étude, qui ont donné lieu à la réalisation d’une brochure,   téléchargeable ici.

– la rencontre d’acteurs du spectacle vivant dans la Drôme pour sensibiliser autour de cette question, diffuser la brochure et co-construire des journées de formations

– une formation-laboratoire, menée en partenariat avec l’Escargot migrateur aura lieu en novembre 2020 Site de l’escargot migrateur ici

« Dans le milieu du spectacle vivant on est cool, avant-gardiste, pas macho, mais qui nettoie les lieux de résidence quand on quitte un gîte ? » 

« C’est un milieu qui se pense comme en soi forcément nécessaire, subversif, mais qui refuse le terme d’utile. Il y a un gros formatage de la formation professionnelle. Mais c’est une vraie question !  A qui servons-nous ? Qu’empêchons-nous ? Que permettons-nous ? »