IMAGINAIRES DE GENRE AU PLATEAU

PROCHAINEMENT

L’Ébullition et L’Escargot Migrateur et proposent la formation :

Questions de genre dans le spectacle vivant
pour plus d’égalité dans la
production et dans la création

du 16 au 18 novembre 2020 à EURRE (26)

en partenariat avec la Gare à Coulisses et le Transe Express

Quelle place pour les femmes et pour les hommes dans le spectacle vivant?
Comme l’ont mis en évidence plusieurs rapports ministériels, les inégalités entre hommes et femmes dans le spectacle vivant sont encore importantes. Elles se retrouvent dans la répartition des disciplines, des métiers, des postes ou des responsabilités, mais aussi dans les imaginaires déployés sur scène souvent stéréotypées.
L’art produit un discours sur le monde et un imaginaire collectif.
Quel récit voulons nous écrire? Comment créer d’autres manières de faire pour plus d’égalité? 
Cette formation propose des outils pour mettre en œuvre plus d’égalité, à la fois au sein de son équipe et dans la création artistique. Vécus, éclairages conceptuels et expérimentations corporelles se croisent pour sentir et comprendre les impacts des inégalités dans le travail au plateau, à la production ou à la programmation. Et chercher, avec ardeur et patience, comment mettre en jeu d’autres rapports de genre et d’autres imaginaires.

Cette formation de 3 jours nous permettra ensemble d’analyser et comprendre les différents enjeux des questions de genre dans la production et la création, dans le milieu du spectacle vivant. Il s’agit pour nous de se mettre en mouvement pour concevoir et mettre en œuvre des créations qui favorisent plus d’égalité, à la fois au sein de l’équipe et dans le propos.

Cette formation s’adresse à toute personne intermittente, salariée ou non… impliquée dans le spectacle vivant, que ce soit dans l’artistique, la technique, l’administration, la programmation, la diffusion ou la médiation culturelle, souhaitant s’interroger, co-construire et découvrir des outils pour penser le genre et mettre en œuvre des actions artistiques favorisant plus d’égalité.
Vous pourrez discuter avec nous de vos droits à la formation et être accompagné-es dans vos démarches.
En 2019, l’ÉBULLITION A PRODUIT LE LIVRET CI-DESSOUS :

Imaginaires de genre au plateau

Dominations masculines et subversions dans le spectacle vivant

« Dans le cirque, je vois très souvent des spectacles du style la voltigeuse très douée, très musclée mais qui fait légère et plutôt petite en taille, qui se fait trimballer de main en main par des porteurs, beaux gosses virils. Et ça produit quoi comme image pour le public? La fille qui se fait trimballer en n’ayant l’air de rien maîtriser, elle a l’air un peu co-conne, un peu quiche. Et moi ça me met en colère parce que je me demande : mais pourquoi elle accepte de faire le rôle de la quiche?! Elle a un talent de fou, elle a bossé comme une dingue pour avoir ce niveau de voltigeuse et elle donne à voir ça pour le public! Et le pire c’est que ce sont des spectacles qui marchent, parce qu’ils sont beaux, il y a du rythme, une belle esthétique, de la technique… mais ça vient raconter quoi? »

Notre ambition est de comprendre les formes et les impacts de la domination masculine dans le spectacle vivant, que l’on soit au plateau, à la production ou à la programmation. Et témoigner des recherches, nécessitant ardeur et patience, pour mettre en jeu d’autres rapports sociaux – imaginaires et matériels.

Qu’est-ce qu’on  fait, concrètement?

– une enquête et des journées d’étude, qui ont donné lieu à la réalisation d’une brochure,   téléchargeable ici.

– la rencontre d’acteurs du spectacle vivant dans la Drôme pour sensibiliser autour de cette question, diffuser la brochure et co-construire des journées de formations

– une formation-laboratoire, menée en partenariat avec l’Escargot migrateur aura lieu en novembre 2020 Site de l’escargot migrateur ici

« Dans le milieu du spectacle vivant on est cool, avant-gardiste, pas macho, mais qui nettoie les lieux de résidence quand on quitte un gîte ? » 

« C’est un milieu qui se pense comme en soi forcément nécessaire, subversif, mais qui refuse le terme d’utile. Il y a un gros formatage de la formation professionnelle. Mais c’est une vraie question !  A qui servons-nous ? Qu’empêchons-nous ? Que permettons-nous ? »